Calculer le RÉEL impact des nanoréseaux sur les émissions de GES

Étude de cas - Serre agricole en Ontario, Canada

20 mai 2021

Calculer le RÉEL impact des nanoréseaux sur les émissions de GES

Serre et effet de serre, une approche globale de quantification

À l’automne 2020, vadiMAP a réalisé une prescription pour une serre agricole située en Ontario, dont le chauffage et la ventilation occasionnent une consommation de plus de 700 000 kWh par année. À partir des informations récoltées à l’aide du questionnaire en ligne, des données géolocalisées de système (ressources solaires, prix des équipements…) et de marché (tarifs électriques, incitatifs…), vadiMAP a simulé le comportement énergétique de 916 nanoréseaux. La comparaison de leur performance par rapport aux objectifs d’économies, de résilience et de réductions des émissions de GES ont permis de sélectionner la configuration optimale vis-à-vis des besoins du client. Il s’agit ici d’une installation solaire au sol d’une puissance de 120 kW.

Elle permet de générer annuellement 30 % des besoins énergétiques, 29 700 $ d’économies ainsi qu’une réduction de 19 tCO2e, pour une période de recouvrement de 10 ans.

L’une des spécificités de vadiMAP est son approche globale pour le calcul de l’impact des nanoréseaux sur les émissions de GES. Dans le cas de la serre en question, l’installation de panneaux solaires diminuera la consommation d’électricité du réseau, réduisant ainsi les émissions liées à la génération de cette électricité (scope 2). C’est ce que la plupart des solutions concurrentes se limite à estimer. Cependant pour être complet, il importe d’ajouter les émissions liées au cycle de vie des équipements installés (production, transport, installation, fin de vie…) car elles n’auraient pas eu lieu en l’absence du projet (scope 3). Cette omission donne ainsi un tableau partiel de l’impact total des nanoréseaux sur les émissions de GES. Le cas échéant, vadiMAP quantifie également les réductions de GES directes (scope 1) engendrées par la baisse de la consommation de carburant.

De plus vadiMAP a fait le choix de préférer l’utilisation de l’approche marginale à l’approche moyenne pour la quantification des réductions liées à l’électricité. Cette dernière estime l’intensité carbone de l’ensemble du mix énergétique d’un réseau, alors que la méthode marginale se concentre sur la production d’électricité affectée par les variations de la demande. Par exemple en Ontario, la diminution de la consommation de la serre affectera la production de centrales au gaz ou à l’hydroélectricité, car elles répondent aux évolutions de la demande, mais pas celle des centrales nucléaires. L’approche marginale permet ainsi de quantifier les réductions de GES liées à la diminution de production des centrales effectivement affectées par cette baisse de consommation. Elle permet une évaluation plus fine de l’impact réel des nanoréseaux sur les réductions d’émission ainsi que de celui de leur localisation. Alors que l’intensité GES moyenne de l’électricité est plus faible en Colombie-Britannique qu’en Ontario, l’approche marginale indique qu’une même installation engendrera en fait près de 4 fois plus de réduction de GES dans l’ouest du pays.

Les réductions annuelles de la serre ontarienne se décomposent ainsi d’une réduction de 29 tCO2e liée à la consommation d’électricité et d’une émission de 10 tCO2e par rapport au cycle de vie des équipements pour un total de 19 tCO2e.

 

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